Think n°74: mon aventure en Amérique 1/2

Au mois de novembre de l’année 2011 après la perforation de Jésus Christ, j’ai décidé de partir à la conquête de l’ouest pour y chercher un peu d’or.
Le jour du départ, la dame au guichet m’a dit que ça, c’était fini depuis quelques années, mais il était malheureusement trop tard, j’avais déjà acheté mon billet de bus non-remboursable.

La boulette.
Voici le road think de mon road trip.

 

image la dame du guichetLa dame du guichet.

J’ai donc traversé le Canada et les États-Unis en bus, seul, et avec un petit sac à dos, tout ça en deux semaines top chrono, sablier de Fort-Boyard en main. Beaucoup de virgules dans cette phrase :'(

Ci-dessous, des photos de la traversée du Canada, entre Montréal et Vancouver.
Ce voyage d’un point à l’autre a duré 3 jours, 4900 kilomètres parcourus.
J’ai adoré ce trajet et la beauté des paysages.

Je pleurais malgré tout assez souvent car je voyais beaucoup de caribous écrasés sur le bord de la route, snif.



Durant ce road trip, je me suis concentré sur les villes que voilà: Vancouver, San Francisco, Los Angeles, Las Vegas et New-York (encore), mais en passant cependant dans pas mal d’autres endroits.

VANCOUVER.

Superbe ville, j’ai adoré !

Malheureusement, je n’ai aucune anecdote drôle à vous raconter, c’était juste super, mais ça, c’est pas très marrant.


Petite remarque tout de même sur les arbres qui sont vraiment magnifiques!

J’étais vraiment œil bé en les regardant !
Je ne sais pas trop quel produit ils mettent dedans pour avoir ce rendu, mais c’est franchement une réussite!

photo des arbres à vancouver

SAN FRANCISCO.

Après ma journée à Vancouver, qui est je le précise la ville où réside Kristin Kreuk, celle qui joue Lana Lang dans Smallville, je me suis retapé 24 heures de bus pour me rendre à San Francisco.

J’y suis resté deux jours.

Une fois sur place, je me suis bien entendu rendu vers le Golden Gate, j’ai toute de suite repensé au film George de la jungle, et plus particulièrement au moment où il fait de la liane sur le pont.
Voilà pourquoi c’était assez émouvant pour moi de me retrouver devant cet endroit chargé d’histoire.
J’ai aussi aperçu Alcatraz, la prison qui a gracieusement hébergé des prisonniers de renom, comme Sirius Black, je crois.


 

J’ai vu les fameux tramways de San Francisco et j’ai tout de suite repensé à George de la jungle quand à un moment, il s’assoit sur le toit du tramway alors qu’il est en route.
Trop un fou ce Georges !
Voilà pourquoi c’était assez émouvant pour moi de me retrouver devant ce moyen de transport chargé d’histoire.

 

photo du tramway à San Francisco

Le soir du deuxième jour, j’ai repris un bus qui roulerait de nuit en direction de Los Angeles.

LOS ANGELES, ou le premier drame de ce voyage.

Pour voir un maximum de choses en deux semaines, ma stratégie était simple: je visitais la journée, et dormais la nuit, dans le bus…

Ou plutôt: essayais de dormir…
Je me rappelle notamment de cette nuit entre San Francisco et Los Angeles, le premier drame personnel de ce voyage.

photo du bus

Sur le trajet San Francisco – Los Angeles, je rentre le premier dans le bus pour être sûr d’avoir ma place devant, et côté vitre.
Le bus se remplit peu à peu mais j’arrive malgré tout à conserver les deux sièges pour moi, parfait pour allonger mes jambes et me reposer en toute sérénité.
Ce petit confort allait être aussi éphémère qu’un papillon, bientôt, ce serait la grosse larve qui me tiendrait compagnie.
Par la fenêtre du bus, je regarde cette femme, le regard fixé en direction du McDo d’en face, qu’elle semble reluquer non sans une certaine admiration.
De dos, elle me fait penser à Hagrid, le problème, c’est que de face aussi.
Hagrid Girl se rapproche du bus, ses pas lourds font trembler le sol, tellement que tous les oiseaux s’envolent d’un coup dans le ciel, même les animaux de la forêt partent en courant.

Des crevasses commencent à se former sur le bitume, de la lave sort du sol :’(

Je me crois un peu dans un niveau de Super Mario, mais la princesse Peach semble bien loin.
Bon, il reste pas mal de places dans le bus, ce serait vraiment pas de pot qu’elle décide de s’installer à côté de moi…

 

photo de Hagrid

Elle monte dans le bus, je commence à mettre en pratique ma super technique qui est de faire semblant de dormir, en général, les gens n’osent pas déranger et s’installent ailleurs…
C’est ce que j’ai fait les jours précédents sur tous les trajets de Montréal à Vancouver, ça a toujours marché.
La technique ultime, quoi.
Je la sens à proximité, elle sent la clope à plein nez, ça, c’est un truc que j’ai vraiment du mal à supporter, d’autant plus que je détecte également un fort arôme de transpiration qui peine à se masquer derrière celui du tabac.
Curieusement, l’odeur démoniaque semble se rapprocher de moi, de plus en plus, mes narines s’affolent…
Elles s’ouvrent et se referment, comme si elles voulaient me dire quelque chose!
Quel con j’ai été de ne pas prendre option narines au lycée !

Et là, c’est le drame.

D’une voix rauque et effrayante un peu comme Marine Le Pen, elle me demande en anglais si il/elle peut s’installer à côté de moi, je comprends, j’ouvre l’oeil d’un coup comme dans LOST.


Panique intérieure, et ça se voit à l’extérieur.

Je fais style que je n’ai pas compris et lui dis: sorry, I don’t speak english.

Nous nous échangeons un regard, style western.


photo de regard style western
 



D’un coup, je sais pas comment, il y a eu cette musique.

Ce regard durera environ dix minutes.


photo de regard style western

Les gens commençent à gueuler car on bloque l’allée.

Peu, importe, je reste concentré, mes yeux dans les siens…
 

photo de regard style western
… jusqu’au moment où le chauffeur de bus perturbe notre confrontation.

 

Au final… elle s’assoit à côté de moi.

image de panique

photo de Hagrid

image de panique

Retirez la musique svp, sinon ça va vous déconcentrer pour la suite de mon histoire.
Vous l’écouterez en entier après.

Je n’allais pas dormir de la nuit, mais vivrais malgré tout un énorme cauchemar !
C’est simple, j’étais littéralement ÉCRASÉ !
Il me restait à peine 5 centimètres/carré pour l’ensemble de mon corps humain !!
J’ai fait la connerie de ne pas mettre le séparateur entre les deux sièges, du coup, des parcelles de son ventre dégoulinaient sur moi, je suffoquais et était au bord de l’étouffement !
Elle était blonde, elle était brune, qu’est ce que j’en sais il faisait noir, je n’y voyais plus rien !
Commençant à sérieusement manquer d’air, je prenais la paille de mon coca pour faire comme un tuba, mais le problème était que je ne savais plus si j’avais la tête à l’endroit ou à l’envers !
C’est comme si j’étais pris dans une avalanche, sauf que les boules de neige étaient des boules de graisse !
Elle s’était endormie en quelques minutes seulement, inutile de préciser qu’elle ronflait, c’est tout naturel, quitte à vivre une galère, autant qu’elle le soit complètement.
Je n’en pouvais plus, il fallait que je tente l’impossible en plongeant mes mains dans la matière pour essayer de trouver le séparateur et tenter de regagner mes terres !
Un vrai jeu de stratégie en temps réel !

Game of Thrones.

Au bout de cinquante-cinq minutes, je le trouvais enfin et le redressais, ça l’a réveillé, elle n’était pas contente.

image de Dieu

Une fois l’objectif accompli, je pensais que ça irait mieux, pas du tout !
Son corps était un mélange de flubber et de pokémon métamorphe, et ça passait par dessus par dessous le séparateur!
L’odeur était toujours horrible, elle sentait tellement fort que j’avais l’impression de pouvoir voir les particules d’odeur virevolter tout autour d’elle, et même de pouvoir les attraper, mais je pense que c’était psychologique.
Oui, j’ai pensé au suicide et c’est quelque chose que j’assume complètement tant on peut être désespéré dans ces moments-là.
Tous mes efforts n’avaient servi à rien ! Ma mission avait été un échec cuisant.
À cet instant, j’ai cru en Dieu, ou en tout cas à une entité supérieure.

Je l’imaginais me dire:

« Bon, écoute mec, tu es en train de faire un super voyage à travers le Canada et les États-Unis, plein de gens rêveraient de le faire mais ne le feront peut-être jamais, donc voilà, pour compenser, je te fais subir quelques galères pour tenter de rétablir l’équilibre entre toi et ces gens-là.

Désolé, c’est les règles du jeu. »

J’ai relativisé, il n’empêche que toute la nuit, j’essayerai d’économiser l’air disponible en essayant de le garder le plus longtemps possible dans mes poumons, un air au goût de tabac, un air capable de te filer quatre cancers en une soirée!
Était-ce vraiment le prix à payer? Je ne sais pas

image de flubber

 

Bref, je n’ai pas dormi.

Le matin, une fois arrivé à Los Angeles, j’étais quand même un peu énervé, et je sentais la clope.
Du coup, je suis parti en direction d’une auberge de jeunesse pour y prendre une douche, le but étant de ne plus sentir la cigarette et de racler un peu la graisse qui s’était accumulée à la surface de ma peau.
J’ai demandé à l’accueil s’ils n’avaient pas par hasard un racloir, ce n’était pas le cas, je me suis donc servi de mes ongles.
À la sortie de la douche, une femme de chambre je me suis aperçu que ma serviette de bain n’était plus dans mon sac, je l’avais probablement paumé lors d’une destination précédente, j’ai donc dû me sécher les cheveux avec du PQ :'(
La journée commençait bien.
Boussole à la main, j’ai marché en direction d’Hollywood.
(Au début, je voulais mettre: « Chewing-gum en bouche, j’ai marché en direction d’Hollywood », mais j’ai décidé de garder la blague pour plus tard.)
Je suis allé jusqu’aux lettres, plus on s’approche, et plus il y a un milliard de panneaux qui nous disent de ne pas dépasser une certaine limite, des panneaux avec des grosses lettres en rouge.
J’avais un peu peur d’aller sans faire exprès dans une zone non autorisée et du coup de me faire fusiller ou bien de marcher sur une mine, alors j’attendais que des personnes passent devant moi pour continuer à avancer.

Quitte à ce que quelqu’un décède, autant que ça ne soit pas moi.

Direction ensuite le Walk of Fame avec toutes les étoiles d’Hollywood, et le parc Universal Studio !


 

 

image de Krusty land au parc Universal Studio

 

J’ai aussi visité les studios Universal, j’ai vu les maisons de Desperates Housewifes.
En fait, tout est faux, il n’y a rien à l’intérieur des maisons.
Heureusement que je ne suis pas fan de Desperates Housewifes, sinon je me serais probablement suicidé en découvrant l’effroyable vérité.


image des productions du jour

Bref, la journée s’est parfaitement déroulée à Los Angeles, et il aura bien sûr fallu que j’attende le soir pour me rendre compte que j’avais plein de petits bouts de PQ dans les cheveux.

image de panique


Je pense que les étrangers ont apprécié l’élégance Française.
 

Ce même soir, j’ai sauté dans un bus en partance pour Las Vegas.
Un peu comme Harry Potter et les reliques de la mort qui a été divisé en deux films, mon aventure américaine est divisée en deux thinks.

En fait, c’est une stratégie marketing pour générer plus de visites, désolé.

Du coup, rendez-vous très bientôt pour le Think n°75 avec au programme:

– Ma galère à Las Vegas.

– Ma déception à Denver.

– Le complot à New-York.
Et plein de photos, bien sûr !

image du prochain think

affiche du film George de la Jungle

 

les dédicaces du think 74

 

 

 

8 réflexions au sujet de « Think n°74: mon aventure en Amérique 1/2 »

  1. Ping : Think n°75: mon aventure en Amérique 2/2 | Thomas Think

      • 1 an de pilule wah repecst, moi j’opte pour l’implant car j’ai peur de loupet la pilule avec les de9calages horaires de9je0 en temps normal j’ai du mal e0 la prendre e0 heure fixe et alors t’y arrives e0 te tenir aux horaires , comment fais tu?super votre site Julie (Nous et le monde) recently posted..Petit sondage pour la cre9ation d’un support : le fameux badge des scouts e0 mettre sur sa chemise!!

  2. franchement, au dela du message et d’un sacre9 culte de la psreonnalite9, c’est artistiquement assez faible, autant au niveau des paroles que de la prod: c’est moche et c’est mou.Enfin bon ca m’semble peu probable que ce crew de rappeur ait sorti ce titre de leur seule et unique bonne volonte9, si tel est le cas, eh bhe9 e7a laisse perplexe .

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